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AFFAIRE GUERMAH MASSINISSA
Les parents entendus hier par le juge (l'expression du 18/08/2005)

Le procès du gendarme Mestari bientôt devant le tribunal de Tizi Ouzou.

Le juge d’instruction près la cour de Tizi Ouzou a reçu hier matin les parents du premier martyr du Printemps noir. Ainsi la mère et le père ont été entendus par le juge d’instruction dans le cadre de l’affaire du gendarme Mestari qui était à la base de l’assassinat du jeune Guermah Massinissa. Un assassinat qui a provoqué une réaction en chaîne et qui a plongé la région dans la douleur.
Rappelons que la justice a rouvert le dossier en application des engagements pris par le chef du gouvernement lors de la dernière rencontre tenue jeudi passé avec les archs. Le magistrat a commencé par informer la famille que le dossier enrôlé par le tribunal militaire de Blida a été transféré au tribunal civil de Tizi Ouzou. L’audition qui a duré plus de deux heures a porté principalement sur les circonstances de la mort du jeune Massinissa dans les locaux de la gendarmerie de Beni-Douala, le 18 avril 2001. La mère et le père de la jeune victime ont maintenu leur version des faits et insisté sur l’acte prémédité: «Mon fils a été achevé, après avoir été roué de coups à bord d’un véhicule banalisé», a soutenu le père Khaled qui montrait toute sa satisfaction que le procès puisse enfin se dérouler devant une juridiction civile et a ajouté: «C’est un grand acquis pour la région, nous sommes très satisfaits de ce résultat malgré que les blessures ne sont pas encore cicatrisées.»
Enfin, M.Khaled Guermah devait après un silence où sans doute il revoit en mémoire la formidable mobilisation de la Kabylie après cette bavure dira : «Juger les auteurs de ces crimes devant les tribunaux civils est une exigence de la population.» Assistant à l’audience, Belaïd Abrika explique que «cette démarche confirme la volonté politique de l’Etat de régler la crise. Ces jugements permettront de panser quelque peu les blessures des familles des victimes». Le délégué des archs a révélé que d’autres familles de victimes du Printemps noir recevront bientôt des convocations pour se présenter devant le juge d’instruction, selon lui cette «opération touchera toutes les familles des victimes». Comme il souligne que le «procès de Guermah Massinissa est exceptionnel en ce sens qu’il s’agit du premier martyr et détonateur des événements».
Enfin, Belaïd Abrika a saisi cette occasion pour lancer un appel à témoin aussi bien pour l’affaire de Massinissa que pour les autres affaires liées aux événements du Printemps noir. Ainsi et selon des sources, le juge d’instruction convoquera le gendarme Mestari Merabet pour une audition avant la réouverture du procès.

 A. SAID

 

Réouverture des dossiers des victimes du printemps noir
Khaled Guermah auditionné hier (liberté du 18/08/2005)

À l’issue de cette audition qui a duré plus de deux heures, il s’est montré plutôt satisfait quant à la prise en charge de l’une des revendications de la plate-forme d’El-Kseur.
Jugée la première fois, le 24 septembre 2001, par la cour militaire de Blida, l’affaire de Guermah Massinissa, première victime des évènements de Kabylie, est désormais transférée vers les juridictions civiles comme cela a été toujours revendiqué par sa famille et par le mouvement des archs dans le deuxième point de la plate-forme d’El-Kseur.
Dans le cadre de la réouverture de ce procès justement, Khaled Guermah, le père de la victime assassinée, dans les locaux de la gendarmerie de Béni Douala le 18 avril 2001, a été auditionné hier par le juge d’instruction près le tribunal de Tizi Ouzou.  À l’issue de cette audition qui a duré plus de deux heures, Khaled Guermah s’est montré aussi optimiste que satisfait de voir enfin cette revendication inscrite en deuxième position dans la plate-forme d’El-Kseur prise en charge par l’État. Pour lui, “la réouverture de ce dossier devant une juridiction civile est un soulagement pour les familles des martyrs du Printemps noir qui sont toujours en deuil, et elle constitue un pas important dans le règlement de la crise de Kabylie”. Pour la coordination des archs de Tizi Ouzou qui a aussitôt rendu public un communiqué, la réouverture de ce procès “constitue un arrêt confirmatif de la volonté politique affichée jusqu’à présent par l’État dans le processus actuel de mise en œuvre de la plate-forme d’El-Kseur”.
Une volonté déjà traduite, selon ce même document, “par la convocation précédemment de plusieurs parents de martyrs auxquels il a été confirmé l’enrôlement de leurs plaintes devant les juridictions civiles”. Interrogé à ce sujet, Belaïd Abrika dira que “l’État vient, à travers cet acte, de concrétiser l’engagement qu’il a pris en mars dernier, il reste maintenant à espérer que la procédure sera accélérée pour que les familles des victimes soient vraiment soulagées”. Et pour accélérer ces procédures justement, un appel à témoins est déjà lancé par la justice, nous a indiqué Khaled Guermah qui précisera  que dans le cas de son fils, Massinissa, le témoin qui a assisté à l’assassinat dans la brigade de Béni Douala sera convoqué dans les prochains jours pour passer ensuite à l’audition du gendarme cité dans l’affaire.

SAMIR LESLOUS